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Michèle Gay

parfumeure culinaire
narratrice identitaire

Ce qui nous distingue ne s’invente pas, mais il faut parfois apprendre à le reconnaître.

 

Où ? Dans une histoire, un récit fondateur, une manière de regarder, de faire ou de choisir. Dans des expériences qui, en apparence, n’ont aucun rapport entre elles.

 

Mon travail consiste à relier ces fils pour faire apparaître une signature.

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Ma pratique s'est forgée à la croisée du parfum, de la gastronomie, de l’art de vivre, du style, des marques et, aujourd’hui, de la narration identitaire.

 

J’ai créé la Parfumerie Culinaire, composé des expériences sensorielles pour des Maisons de luxe, approché le vêtement pour aider des femmes à se révéler, accompagné des marques, des entrepreneurs et des personnalités dans l’expression de leur singularité.

 

J’ai façonné des parfums, des saveurs, des récits, des symboles, des postures. Je croyais changer de territoire. Je cultivais déjà la différence.

 

Aujourd’hui, mon travail s’ancre dans deux univers qui se répondent :

​

_ La Parfumerie Culinaire pour créer des expériences à sentir, goûter et partager.

​

_ La Narration Identitaire pour révéler une singularité, la traduire en mots, en récit, ou en manifeste.

​

 

Deux expressions d’un même métier : donner forme et sillage à ce qui nous distingue.

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avant les mots

Le sensible comme première matière

 

Je commence rarement par les mots.

Je préfère observer, sentir, écouter, goûter, toucher. Chercher ce qui se cache dans un détail, une matière, une couleur, une posture, une manière de recevoir.

 

Je l’ai appris du parfum : une identité ne se décrète pas, elle se compose.

Note après note. Un accord après l’autre. Jusqu’à ce qu’une signature apparaisse.

 

Cette pratique ne m’a jamais quittée.

Elle irrigue aujourd’hui l’ensemble de mon travail,

du sensible au narratif.

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entre deux mondes

Iris, mon mythe fondateur

 

Iris, dans la mythologie grecque, est la messagère.

Elle circule entre les mondes, franchit les frontières et fait dialoguer des univers que tout semble éloigner.

 

Je me suis reconnue dans ce mouvement.

 

Relier le parfum au goût. Le sensible au narratif. L’intuition à la forme. Une identité à son expression.

 

Iris ne m’a pas appris qui j’étais,

elle m’a donné une clé pour relire mon parcours.

 

Les mythes fondateurs occupent une place essentielle dans ma pratique : ils révèlent les forces qui nous mettent en mouvement.

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le goût
de la différence

Je me méfie de l’originalité quand elle devient une injonction.

 

Chercher à être différent conduit souvent à ajouter :

un signe, un discours, une posture, un effet ou un accessoire de trop. Je préfère retirer ce qui brouille et observer ce qui demeure.

 

Une histoire que nul autre ne peut raconter de la même façon. Des références choisies plutôt qu’héritées. Une manière de faire, de recevoir, de décider. Des détails qui reviennent, qui s’invitent, qui résistent.

 

C’est là que la différence prend tout son sens :

quand elle ne cherche plus à se faire remarquer,

mais n’en devient pas moins remarquable.

 

C’est cette différence-là qui me captive depuis toujours,

dans un parfum, une expérience, un récit ou une identité.

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